Command and conquer 3
Command and Conquer 3
GDI
NOD

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Test du magazine de jeux PC - Joystick
Command & Conquer 3 - Les guerres du tibérium

Configuration minimale : CPU 2 Ghz - 512 Mo de RAM - Carte vidéo 64Mo.
Editeur : Electronic Arts
Développeur : Electronic Arts Los Angeles / Etats-Unis
Après une attente quasi insoutenable, voici enfin la réponse à la question qui vous taraudait tant : le nouveau command and conquer s´appelle bien les guerres du tibérium. Oui, c´est tout pourri. Oui ils auraient pu faire preuve d´imagination. Mais le jeu, lui, est top. ça rattrape un peu.

En 2047, le monde est ravagé par le tibérium, minerai vert radioactif et par les guerres qu´il a provoquées. Le GDI, forces armées d´une coalition intergouvernementale, contrôle 20% du territoire. Les zones bleues, encore épargnées, représentent les derniers vestiges d´une civilisation mourante. Le NOD, sorte de secte terroriste qui vénère le tibérium, tente de renverser le pouvoir en place à partir des zones jaunes, les régions partiellement habitables qui englobent 50% de la Terre. Les derniers 30% sont des endroits dévastés, laissés à l´abandon. Après la mort présumée de Kane, le dirigeant du NOD, la planète panse ses blessures, profitant de cette paix fragile. Le calme avant la tempête ionique. Mais quand le ciel s´embrase de mille feux, c´est pour faire écho à l´explosion de la station Philadelphie qui abritait une réunion de hauts gradés du GDI. Kane est de retour !

Tibérium round 3 :

Voilà comment commence la troisième guerre du tibérium permettant à la série des Command & Conquer de revenir vers ses bases. Ici, pas de nouvelles manières de jouer, pas de révolution, juste un retour vers un gameplay simple, ouvert à tous et terriblement jouissif. Le GDI et le NOD s´apprivoisent de la même manière. Une seule ressource, le tibérium (je sens que vous êtes surpris là), et une construction de base old school, avec la barre de tâches latérale, très instinctive, que l´on connaît déjà. Les bâtiments et les unités se construisent très rapidement et permettent de se constituer une armée complète en un rien de temps pour aller joyeusement taper ses copains d´en face. Entre les différents fantassins, les tanks de toutes tailles et les unités aériennes, le GDI et le NOD ont de quoi se fritter allègrement pendant des heures. Mais c´était sans compter les nouveaux arrivants qui n´étaient pas invités à la fête.

Le troisième passager :

Eh oui, il fallait bien un brin de nouveauté pour relancer une licence pareille sans se moquer ouvertement des joueurs (Electronic Arts ne ferait jamais ça...), alors pour nous faire plaisir, les développeurs nous ont concocté une toute nouvelle faction : les Scrins. Ces aliens perfides viennent pisser dans notre bac à sable pour nous piquer notre tibérium à nous. Apparemment, ils sommeillaient dans notre système solaire depuis un bout de temps, attendant patiemment l´apparition du minerai chéri sur notre planète bleue. On se demande ce qu´ils foutaient pendant les deux premières guerres mais bon. Voyant la guerre destructrice dans laquelle se sont lancées les factions tibériennes, ils décident de ne pas faire de jaloux en tuant tout le monde.

EDF manager 2007

Mais malgré un premier abord qui laisse envisager une mécanique simpliste, Command and Conquer 3 s´avère bien plus corsé au fil des campagnes. Dans la construction de bases, tout d´abord, puisqu´en plus du tibérium, il faut aussi gérer sa consommation d´énergie en fonction du nombre de centrale que l´on possède. Lorsqu´une centrale pète, les défenses sont souvent les premières à se mettre en grève et il faut alors jongler avec la touche d´énergie pour alimenter ou non certains bâtiments. Du côté des unités, il faut bien sûr prendre en compte les habituels "forts contre X" ou "faible contre Y", mais aussi la rapidité de la création et du déplacement, la nécessité ou non pour les avions d´aller se ravitailler de temps à autre et la possibilité de voler au dessus des obstacles pour certains soldats au moyen de leurs jetpacks. Le gameplay se révèle plus profond au fil des heures et offre un grand choix de stratégies à adopter. En parlant de choix, il est possible dans les campagnes solo d´effectuer telle mission avant telle autre, mais cela ne semble pas apporter d´avantage stratégique quelconque. Reprendre le contrôle de la Maison blanche des mains du NOD avant de s´occuper de leurs renforts aériens pourrait faire baisser le moral des troupes ennemies et donc obtenir une IA moins performante, mais non. Ces choix ne semblent avoir aucune incidence sur le déroulement des événements et c´est bien dommage. Heureusement, l´intrigue reste prenante grâce à un background complet et des cinématiques très réussies.

Plein les mirettes

A côté des zolies cinématiques qui nous content cette belle histoire avec des vrais morceaux d´acteurs dedans, on ne peut pas dire que le moteur graphique se fiche de nous. Les anomalies climatiques comme la tempête ionique, le feu, les reflets et les ombres, tout est calibré au millimètre près pour avoir le meilleur look possible. Au maximum du zoom, on remarque encore mieux le travail fourni sur le moindre détail. Surtout chez les aliens qui possèdent une technologie scintillante et colorée. Bon forcément, ça empêche de voir qu´on est en train de se faire canarder par d´infâmes créatures qui se contrefichent de la beauté du décor. Alors on en profite mieux lors des missions commandos, où l´on dirige une seule unité surentraînée en plein territoire ennemi. Surtout dans la campagne du NOD, où l´unité en question est une petite minette. On se surprend à admirer une bête rangée d´arbres mais aussi les grosses explosions qui ponctuent le grand nettoyage du commando d´élite. Le moteur physique n´est pas en reste et quand un immeuble se mange des coups de C4 dans ses fondations, on se tait et on contemple.

Une IA de fourbe

Du côté de l´IA, que l´on nous promettait révolutionnaire comme d´habitude, on assiste à un mélange classique de bonnes et de mauvaises choses. Lors des raids sournois, l´ordinateur ordonne souvent à ses unités d´attaquer les centrales en priorité ce qui a tendance à énerver au plus haunt point mais qui reste, il faut bien l´avouer, très ingénieux. Par contre, s´il ne peut pas passer les défenses d´une base, il s´obstine à envoyer à des intervales réguliers des petites troupes composées d´un peu de tout pour gentiment me laisser créer une bonne grosse armée qui va lui retourner la face. Heureusement cela concerne surtout les campagnes puisqu´en mode escarmouche, on peut régler la personnalité de l´IA à sa convenance. Chaque ennemi peut alors devenir un rusher peu scrupuleux, un casanier qui prend son temps pour construire une base imprenable, un vieux chacal qui nous tend des embuscades dans les bâtiments abandonnés ou un gros bourrin comme moi qui ramène toute sa base pour nettoyer le terrain en grande pompe. Bien sûr, vous pouvez aussi choisir un adversaire équilibré qui sera relou sur tous les points mais avec un peu d´expérience et de talent, on vient finalement à bout de toutes ces personnalités préprogrammées et on se tourne vers le multi, basique pour le moment mais qui devrait s´agrémenter de quelques modules originaux avec le temps.

La guerre des clones

Evidemment, tout n´est pas si rose, ou vert en l´occurence, dans le monde du tibérium. Command and conquer 3 possède tout de même quelques défauts décevants. En dehors des petites faiblesses de l´IA dans les campagnes et du manque d´impact du choix de l´ordre des missions sur l´histoire, le principal problème de Command & Conquer 3 réside dans ses trois factions. Certes, le design peut se vanter de sa splendeur et de son inspiration (même si les bâtiments NODs ressemblent plus à de l´architecture extraterrestre qu´humaine) mais quand on y regarde de plus près, le fonctionnement des trois camps ne change pas vraiment. Les bâtiments se différencient par le look et leur nom mais servent sensiblement à la même chose, et pire, une bonne partie des unités fonctionnent de la même manière. Par exemple, les motos du NOD et les buggys du GDI, les véhicules de bases, utilisent les mêmes armes et les mêmes caractéristiques. Heureusement, certains soldats spéciaux comme les kamikazes du NOD offrent quelques incartades bien sympathiques. De leur côté les Scrins ne se distinguent pas seulement par leur look mais aussi par leur armement composé de ce qui semble être de l´énergie sonique et électrique. Ouf on a eu peur !

Fan de tibérium

Allez, je ne vais pas trop me mouiller en disant que command & conquer 3 se dirige vers un joli carton galactique. Les flemmards qui ne veulent pas apprendre une nouvelle manière de jouer (et les autres) vont se ruer dessus comme des hyènes affamées et introduire le règne des Scrins sur notre pauvre planète en péril. Bah oui, faut pas croire que les camps seront équilibrés. On va apprendre à maîtriser cette race en un rien de temps et exploser la face des pauvres noobs qui choisiront les humains par facilité. Avec nos tripods, qui tirent dans toutes les directions fusionnés avec des unités qui aspirent les roquettes ennemies, on va vous latter misérablement. Oui certaines unités peuvent fusionner comme les templars qui formaient des archons dans Broodwar. Vous croyez que votre énorme mecha du NOD nous fait peur avec ses tanks attachés à chaque bras ? Pauvres béotiens. On va les dessouder vite fait et on appellera le vaisseau mère pour vous exploser façon Independance Day. Quoi ? Comment ça je suis à "donf" ? Et encore vous ne m´avez pas vu jouer. Allez pleurez, criez, dansez car le nouveau Command & conquer débarque et c´est une véritable tuerie !

En deux mots

A l´heure des supreme commander qui visent les surdoués de la stratégie, command and conquer 3 profite de cette guerre du tibérium pour séduire les autres. Les amoureux du RTS et de tactique peuvent cesser toute vie sociale. Command and Conquer 3 débarque, reprennant des recettes éprouvées dans des graphismes magnifiques. C´est... comment le dire élégamment... ça le fait grave !

C´est beau !
Prise en main facile
Mais gameplay profond
L´histoire et les cinématiques
- Des factions similaires
- Pas de grande surprise
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Scrins